Les projets les plus insolites du monde des cryptos
Tout le monde connaît Bitcoin, Ethereum et d’autres cryptomonnaies majeures, mais il existe aussi des coins dont presque personne n’a entendu parler. Beaucoup sont franchement étranges et, bien que la plupart aient vu le jour comme une blague, certaines ont fini par devenir populaires. Voici quelques exemples.
PotCoin (POT)
Ce projet a été développé pour les amateurs de plantes aux effets psychotropes — autrement dit, les connaisseurs de cannabis. Il est apparu en 2014 à la suite d’un fork de Litecoin. POT a été créé pour faciliter et sécuriser les transactions dans le secteur légal du cannabis, avec l’ambition de devenir le moyen de paiement de référence de l’industrie.
L’offre totale de PotCoin est plafonnée à 420 millions de coins.
Petro (PTR)
Ce projet a été proposé par le gouvernement vénézuélien en 2017 et lancé en 2018. L’idée de créer une nouvelle cryptomonnaie est venue au président du pays après avoir constaté la hausse fulgurante du prix de Bitcoin et Ethereum. Il espérait que la communauté financière verrait le PTR comme une opportunité d’investissement et apporterait des flux de trésorerie indispensables à un moment où le pays subissait une hyperinflation dévastatrice, contribuant ainsi à relancer l’économie vénézuélienne en difficulté.
La pièce, adossée aux vastes réserves de pétrole du pays, a été lancée en grande pompe mais n’a pas répondu aux ambitions de ses créateurs.
Le gouvernement a décidé de miner lui-même le Petro, ce qui rend la pièce centralisée, et le PTR n’est finalement pas devenu la première cryptomonnaie émise par un État.
TrumpCoin (TRUMP)
Pas besoin de deviner à qui cette pièce fait référence. Elle a été lancée en février 2016 par des partisans de Donald Trump pour soutenir sa campagne présidentielle. Trump lui-même n’a aucun lien avec ce coin, et son fils Eric a même publiquement refusé de soutenir l’initiative, insistant sur le fait que la famille Trump n’est pas associée au projet et suggérant même que ses créateurs sont des escrocs.
L’émission totale a été fixée à 18 millions de coins et, même si elles n’intéressent plus grand monde aujourd’hui, il existe encore des plateformes où elles peuvent être achetées.
PUTinCoin (PUT)
Autre projet crypto à connotation politique, cette fois en l’honneur du dirigeant russe. Selon les développeurs de cette pièce, « PUTinCoin a été créée pour rendre hommage au peuple, au succès économique et au président de l’un des plus grands pays du monde : la Russie ! »
Le projet a été conçu pour soutenir le développement économique de la Fédération de Russie et faciliter les paiements dans le pays.
Aujourd’hui, l’idée paraît plutôt utopique, compte tenu de l’attitude négative du gouvernement russe même envers les grands projets crypto internationaux comme Bitcoin et Ethereum.
Au moment de la rédaction, il est possible de devenir propriétaire de PUTinCoin pour 0,0007 $.
Offrandes à Cthulhu (OFF)
Les créateurs de cette pièce se sont inspirés de L’Appel de Cthulhu de H. P. Lovecraft. Les adeptes de ce mouvement mystérieux — c’est probablement le terme le plus approprié — appellent les Cthulhu Offerings des « bénédictions », le minage un « sacrifice » et eux-mêmes des « cultistes ». Mais c’est là que s’arrêtent les particularités de OFF. Pour le reste, il s’agit d’une cryptomonnaie basique, peu chère et manifestement inutile.
VeganCoin
Si vous êtes vegan, voici « votre » coin. Destiné à la communauté vegan, les développeurs présentent VeganCoin comme une cryptomonnaie éthique et sans cruauté.
Les détenteurs de cette cryptomonnaie « éthique » peuvent l’utiliser comme moyen de paiement sur la plateforme de partage de repas VeganPoint et la boutique en ligne VeganNation.
Le projet a été lancé début 2018.
BitCoen (BEN)
Cette cryptomonnaie se présente comme la « première crypto casher ». Elle n’a pourtant pas été lancée en Israël — l’entrepreneur Vyacheslav Semenchuk a fondé le projet en Russie. Tout le monde peut acheter et vendre du BitCoen, et 10 % des profits sont reversés sous forme de prêts sans intérêt aux membres de la communauté juive. Il existe cependant peu d’endroits où BEN est échangé, et il semble que les investisseurs juifs préfèrent placer leurs fonds ailleurs.
Le reste du bestiaire
On pourrait continuer cette liste presque à l’infini. Croyez-le ou non, il existe des coins religieux comme Jesus Coin et ConfessionCoin. Le premier invite à acheter son coin natif pour garantir une place au paradis, tandis que le second propose aux utilisateurs de confesser leurs péchés en les inscrivant sur la blockchain.
À l’autre extrémité du spectre, on trouve des cryptomonnaies dont il vaut mieux ne pas parler en société. Sexcoin, par exemple, a été conçue comme système de paiement alternatif pour l’industrie du porno, tandis que FUCK Token (quasi introuvable, d’origine obscure et désormais disparu) expliquait dans son whitepaper que les utilisateurs pouvaient envoyer quelques tokens à leurs amis pour montrer qu’ils « en ont quelque chose à faire ».
Enfin, il existe un projet qui, sans détour, admet que son token natif est totalement inutile. Il s’agit du Useless Ethereum Token.
C’est tout pour cette fois !